Les cyclos de l’Eurovelo6 ont terminé ce jour leur parcours de plus de presque 4000 km.

Hier, il ne leur a pas été possible de poster un article, en revanche, voici le compte rendu de leur journée du 18 septembre.

Température assez fraîche pour démarrer ce matin, mais pas de pluie de toute la journée, c’était important, car nous avions à parcourir 171 km pour rejoindre Decize depuis Fontaines. Le Canal du Centre nous a guidés pendant pratiquement toute la matinée. Après le repas du midi, nous avons récupéré le Canal latéral à la Loire avant de retrouver à Digoin notre fleuve bien connu et attendu qui devait nous accompagner jusqu’à notre arrivée à Orléans.

Nous avons traversé la Saône et Loire et une partie de l’Allier et ce soir nous sommes dans la Nièvre.

Le périple se termine et nous avons hâte d’être à mercredi pour boucler la dernière étape et pour retrouver la famille et les amis du club.

 

Un passage trop bref à Besançon, pas le temps de visiter la ville et en particulier la Citadelle que nous avons vue d’en-bas. Mais ce voyage itinérant nous permet de répertorier des endroits qui mériteront d’y revenir. Entre les distances à parcourir, les points de rendez-vous avec le véhicule d’assistance, les interviews avec France Bleue et les impératifs d’hôtels, nos journées sont pratiquement chronométrées. Samedi soir, par exemple, pour trouver un petit restaurant où dîner, il fallait prendre la voiture et nous avons fait au moins quarante cinq minutes de route. Pas facile quand on n’est pas du coin et aussi pour stationner un véhicule aussi encombrant.

Enfin, ce matin départ à 7h50 pour rejoindre Fontaines une petite commune en Saône-et-Loire. Il fallait parcourir 153 km. Au bout de 40 km nous avons eu de la pluie et une température à ne pas vous donner envie de faire du vélo. Le relief devient de plus en plus plat heureusement car nous commençons à être fatigués. Avec cette pluie les appareils photos sont restés dans les étuis, il faut dire que la région traversée est moins touristique.

Demain lundi encore une grosse étape de 171 km.

 

Une nuit assez courte pour récupérer, après un bon petit déjeuner précédé de ce qui est devenu notre quotidien depuis le 19 août, c’est-à-dire le chargement des sacs et valises, nous avons repris la route. C’est de deuxième jour où nous avons des températures aussi basses le matin, encore 6°C.

Tout d’abord, il fallait rattraper le Canal Rhin-Rhône pour retrouver le fléchage de l’Eurovélo 6, très bien signalé dans le Bas-Rhin, le Territoire de Belfort et le Doubs. La succession d’écluses le long du Canal nous indiquait que la route s’élevait imperceptiblement.

Les paysages ont beaucoup changé et cette partie du département du Doubs nous semble moins touristique.

Notre journée fut calme mais nous commençons à ressentir la fatigue de tous ces kilomètres avalés depuis le 24 août.

Au revoir Le Danube, bonjour le Rhin. Nous avons quitté Stein am Rhein vers 7h30, horaire qui nous est devenu familière pour rejoindre Mulhouse ? C’était annoncée comme une grosse étape et ce fut le cas. En théorie, nous devrions parcourir 166 km, à l’arrivée les compteurs totalisaient 186 km. Tout cela à cause d’une incohérence entre le circuit indiqué sur notre carte et le fléchage sur les routes. Mais nous avons pu apprécier la beauté des paysages. Notre circuit, entrecoupé de passage tantôt sur piste ou sur route, nous faisait naviguer entre la Suisse et l’Allemagne jusqu’à Bâle.  

Notre équipe d’assistance nous attendait vers 13h30 pour nous restaurer avec un bon repas à base de poisson. Nous avons trouvé un nom pour ce restaurant ambulant « Le Poncin ».

Pour finir, nous sommes parvenus à notre hébergement il était 20h45, Encore une dure journée, mais nous sommes revenus en France.

Demain direction Besançon. 154 km

La météo de la veille nous avait déjà rendu pessimistes pour prendre la route ce matin, mais il faisait beau au réveil et nous étions persuadés que l’étape qui nous emmenait de Mengen à Stein am Rhein en Suisse (128 km) pouvait bien se passer. Nous avons rejoint Sigmaringen et son splendide château sans problème, tout en nous rendant compte que la taille du Danube avait beaucoup diminué. Il est vrai que nous nous approchions de sa source, c’est à dire Doaueschingen.

Mais plus nous avancions et plus il pleuvait, le vent nous plaquait à la route et la température descendait. A 10h00 il ne faisait que 8° et nous étions bien trempés.

Les mauvaises conditions météorologiques nous ont contraint à finir l’étape dans le véhicule d’assistance. Mais demain nous repartirons sur nos vélos pour rejoindre Mulhouse.

Jusqu’à aujourd’hui, nous avions bénéficié de conditions météorologiques correctes, mais ce matin il fallait être motivé pour enfourcher les vélos. En partant de Donauwörth, il fallait parcourir 177 km pour rejoindre Mengen. Nous roulons toujours en Allemagne. Notre itinéraire nous faisons passer par Ulm, une grande agglomération à traverser. La visite de la très belle Cathédrale (en travaux) nous a plu, mais les habitations doivent dater de l’après-guerre. Le lit du Danube continue à se réduire, impressionnant !

Ce soir notre hébergement est situé en bordure d’un aérodrome, mais nous avons un break avec les Auberges de jeunesse, mais demain soir nous reprendrons l’abonnement.

Encore huit jours et nous serons à Orléans.

Nous avons quitté Regensburg (Ratisbonne, en français) pour rejoindre Donauwörth, c’était une étape de 144 km. Nous continuons à longer le Danube et on remarque que la largeur du fleuve se réduit de plus en plus, mais il reste encore majestueux. La journée fut assez difficile, avec des difficultés pour se diriger, les panneaux d’indication des villages ne sont pas aussi nombreux que chez nous, celles les grandes villes sont indiquées et notre carte n’est pas suffisamment détaillée pour nous renseigner. La pluie s’est invitée et nous avons eu droit à deux bonnes averses. Et les jambes commencent à s’alourdir. Avec l’étape de demain 13 septembre, nous aurons parcouru 910 km en 7 jours.

Ce soir, deux chambrées de quatre en lits superposés à l’Auberge de Jeunesse.

 

La nuit à l’Auberge de jeunesse s’est pas trop mal passée, un petit couac pour le dîner que nous n’avons pas pu prendre sur place.

Nous avons repris la route dans le brouillard, sur les hauteurs de Passau, mais une fois au niveau du Danube tout est rentré dans l’ordre.

L’étape du jour comptait 146 km. Il a fallu rouler aussi bien sur des routes goudronnées qu’en tout chemin. Les pneumatiques ont tenu bon.

Nous avons retrouvé les champs cultivés maïs et betteraves au lieu de vignes. Le soir repas dans une pizzeria, car  l’Auberge de jeunesse ne servait pas de repas. La chambre, ce soir, est composée de huit lits, je vous laisse imaginer le concours de ronflement.

C’était notre dernière nuit en Autriche. Après un deuxième petit déjeuner non servi à l’hôtel à l’heure souhaitée. Roger, Maurice et Didier nous ont préparé de quoi nous mettre sur l’estomac en un temps record, à 7h25, nous voilà partis pour effectuer le 151 km qui séparaient Grein en Autriche à Passau en Allemagne. Le long du Danube nous avons pris plein les yeux aujourd’hui, un paysage magnifique, avec des petits villages le long du fleuve. En arrivant à Passau, on est surpris par la beauté de cette ville, une envie d’y revenir plus longuement.

Nous sommes toujours en Autriche. L’étape partait de Klosterneuburg pour arriver à Grein 147 km. Nous en avons eu plein les yeux, c’est un vrai contraste avec la Roumanie et la Bulgarie du fait de la verdure des paysages ou encore des maisons fleuries. En plus,

nous arrivions dans une région de vignes. Presque la totalité du parcours a été effectuée sur des pistes ou bandes cyclables. Les Autrichiens de tous âges pratiquent la bicyclette et bénéficient d’un bon réseau de pistes, sans doute grâce aux berges du Danube.

Notre équipe d’assistance (Roger, Didier et Maurice) prend soins de nous, et nous remet sur pied pour le lendemain.

 

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