Une première randonnée cyclo découverte sur le thème de Jeanne d’Arc encadrée par des historiens.

Direction Patay

Moulin de Lignerolles
Moulin de Lignerolles

Ce vendredi 10 juillet 2020, en coordination avec La Pastorale du Tourisme d’Orléans, le Codep propose aux 36 associations de cyclotourisme loirétaines une randonnée sous forme de cyclo-découverte « Sur les pas de Jeanne d’ARC », de Patay à Orléans.
L’année 2020 célèbre le centenaire de sa canonisation, mais notre randonnée n’a rien de religieux, juste un peu d’histoire et une bonne dose de vélo !

Dans un premier temps chacun doit rejoindre Patay par ses propres moyens.

Nous sommes 7 participants de L’Etape Solognote parmi les 38 inscrits et 6 autres associations ont également répondu présent. Dès 6h30 à l’allée des Sapins, nous prenons la route avec nos amis cyclos de l’ASPTT. La traversée d’Orléans s’effectue sans problème et le peloton grossit au fur et à mesure que nous progressons. L’itinéraire choisi nous fait passer par Saran, Gidy, Boulay-les-Barres, Bricy, Coinces et Lignerolles.

La campagne de Jeanne d’Arc

Passionnés d'Histoire
Passionnés d’Histoire

Cette journée va se révéler très instructive … bénéficiant des explications 

      • de Monsieur Olivier BOUZY -Historien médiéviste Français- Directeur du Centre Jeanne d’ARC d’Orléans,
      • de Monsieur Alain HUGON un passionné de l’histoire de Jeanne d’ARC.

Le récit commence par le rappel du contexte de la Bataille de Patay.

Les Anglais sont chassés d’Orléans le 8 mai 1429, de Jargeau le 12 juin ; puis le pont de Meung-sur-Loire et la ville de Beaugency sont libérés les 15 et 17 juin.
C’est alors qu’a lieu la Bataille de Patay et de ses environs Lignerolles, Saint-Péravy-la-Colombe … le 18 juin 1429.

Notre randonnée part donc dans cette direction pour remonter sur les pas de Jeanne d’ARC.

A la Croix Faron, Alain HUGON nous relate la bataille : une violente attaque des troupes de Jeanne d’ARC contre les Anglais, ces derniers distraits par un cerf sorti de la forêt, sont pris au dépourvu et littéralement écrasés !

En chemin … plaque, stèle ou statue 

Jeanne et le Connétable

Direction Gémigny et Huisseau-sur-Mauves avec un arrêt au château, devant la plaque dédiée à Jeanne d’ARC.

C’est après avoir longé les Mauves que la stèle commémorant la rencontre décisive entre Jeanne d’ARC et le Connétable De RICHEMONT nous impose un arrêt pour écouter quelques anecdotes passionnantes de notre guide. Combien de fois sommes-nous passés devant ce monument sans y porter attention ?

Il est presque midi quand nous arrivons à Beaugency.

Là, un autre orateur, Monsieur Christian PONS nous rejoint devant la statue de l’héroïne. Tout aussi passionné d’histoire il nous en raconte une nouvelle page « La Journée des Harengs » (en février 1429 le bataillon français venu d’Orléans et mené par Jean de Dunois « le Bâtard d’Orléans » a été mis en déroute par les anglais !), avant d’évoquer avec intérêt le périple de Jeanne d’ARC.

Pieds à terre

Pas étonnant, malgré le rythme soutenu de Jean-Daniel en tête de peloton, que ce soit avec une heure et demie de retard sur l’horaire prévu que nous parvenons à Meung-sur-Loire ; là où Lily nous attend avec les plateaux pique-nique.

Après ce repas en bord de Loire, nous nous retrouvons autour d’Alain HUGON, devant la plaque commémorant les batailles de Meung-sur-Loire.

Direction la Basilique de Cléry-Saint-André qui abrite le tombeau de Louis XI.

L’arrêt devant la Basilique s’impose pour écouter les explications de notre Guide et quelques compléments de la part de la responsable de l’Office du Tourisme de Cléry-Saint André ; Alain HUGON en profite pour nous remettre des petits souvenirs et des brochures.

Les cyclos venus de plus loin quittent alors le groupe.

 

Fin de la boucle

Il nous reste une dernière étape … la Maison Jeanne d’ARC à Orléans.

Nous sommes accueillis par des bénévoles en tenue médiévale.

Nous retrouvons notre premier orateur de la journée Olivier BOUZY qui nous présente le Centre Jeanne d’Arc et son activité de recherche et de documentation.

Enfin, l’intervention de Madame PARADIS, Présidente de l’Association des Amis du Centre Jeanne d’ARC nous aura permis de prendre conscience qu’il n’y a pas que les Fêtes Johanniques à voir à Orléans, mais bien d’autres centres d’intérêts autour de notre héroïne … et des manifestations à inventer !

La tête hors du guidon

Bravo et merci aux cyclotes et cyclos de Pithiviers-le-Viel, Neuville-aux-Bois, ASTOM, Gazelec, Orléans Cyclotouriste, l’ASPTT et l’Etape Solognote qui ont bien voulu s’associer et participer à cette randonnée-découverte.

💡 Une mention particulière pour les très jeunes Elias et Samuel (respectivement âgés de 12 et 9 ans) qui ont parcouru les 68 km entre Patay et Orléans.

 

Reportage en images  :

Sur les pas de Jeanne d’Arc
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4 avis sur « Sur les pas de Jeanne d’Arc »

  • 20 juillet 2020 à 21 h 00 min
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    Lettre à Jeanne :
    Bonsoir Jeanne,toi qui boutait le « rosbif » hors de nos frontières,que penses-tu de notre « language » quotidien au XXIème siècle(Mangement,brexit,burn out, brain storming,my Tf1,My million,turn over,co-working,etc… ? .
    Oui,je sais ça fait une voix de plus à entendre,mais tu sais bien que ce n’est pas à toi que je m’adresse.

    Amicalement et merci aux participants de cette journée du 10 juillet qui permettent de rappeler des points d’Histoire importants.

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  • 22 juillet 2020 à 6 h 05 min
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    Très bonne idée d’avoir lié vélo et histoire et d’avoir fait découvrir par cette ouverture Jeanne d’arc notre sainte national et combien on lui doit par sa foi et son courage.Lorsque le corp est occupé l’esprit est libre pour entendre ce que Dieu nous dit à travers la chevauchée de Jeanne.Merci à tous ceux qui ont organisé cette course historique.

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  • 18 septembre 2020 à 14 h 05 min
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    Bonjour,

    Je viens de faire publier
    pour le centenaire de la canonisation de sainte Jeanne d’Arc,
    une pièce de théâtre intitulée « Le martyre de Jehanne, la Pucelle de feu »,
    aux Editions Baudelaire, et distribuée par Hachette.

    Voici le lien concernant ce livre, disponible en versions papier et numérique, sur le site de l’éditeur :

    https://www.editions-baudelaire.com/auteur/david-walera/le-martyre-de-jehanne-la-pucelle-de-feu/

    La pièce s’ouvre sur un dialogue au purgatoire entre l’évêque Cauchon, et l’archange saint Michel.
    Celui-ci se demande comment abréger le purgatoire de l’ecclésiastique,
    car le juge de Jeanne d’Arc a le cuir dur et résiste encore post mortem à l’aiguillon de la miséricorde divine…
    Seul un remède de cheval lui ouvrira enfin les portes du Paradis :
    lui faire remonter le temps pour revivre le procès de Jeanne d’Arc.
    Ainsi, face à l’inflexible Pucelle, Cauchon va comparaître à son tour
    devant un tribunal bien plus terrible encore, celui de sa propre conscience…

    Le lecteur est convié à la représentation d’un mystère médiéval aux personnages hauts en couleur.
    Les authentiques minutes du procès de Jeanne d’Arc, ici mises en scène,
    nous font remonter le temps jusqu’en cet apocalyptique XVe siècle de la Guerre de Cent Ans.

    Au cœur de la tragédie qui se noue,
    l’humour se fraye un chemin inattendu dans les réponses de l’accusée à ses juges.
    Même les voix surnaturelles, qui continuent à apparaître à la Pucelle en sa prison,
    manient cette drôle d’arme puissamment redoutable.

    Sans doute devrions-nous nous réapproprier ce rire invincible,
    par lequel nos ancêtres médiévaux clamaient un « oui » franc et massif à la vie – terrestre bien sur –
    et, dans le même irrépressible élan de folle espérance,
    en tant que chrétiens rugueux et subtils, à la vie éternelle…

    Passionné par Jehanne depuis mon enfance,
    grâce à l’interprétation de la sainte par Ingrid Bergman au cinéma,
    j’ai mis plus de 15 ans à écrire cette pièce, conçue comme un mystère médiéval pour le XXIe siècle.

    Me basant principalement sur les travaux des historiens Régine Pernoud et Philippe Contamine,
    j’ai repris les minutes authentiques des procès de condamnation et de réhabilitation de Jehanne,
    en les faisant alterner avec des scènes d’apparitions de ses voix en sa cellule.

    Si j’ai pris ces quelques libertés, c’est que je n’ai pas cherché à faire œuvre d’historien
    mais plutôt à sculpter un vaste porche de cathédrale à visée pédagogique pour nos contemporains,
    illettrés en ces matières de foi.
    Pour autant, je n’ai pas négligé d’enchaîner le prélude au Purgatoire
    avec deux scènes d’exposition de la Guerre de Cent Ans et de son contexte politique, toujours dans un but pédagogique.

    L’idée du prélude au Purgatoire m’est venue après une retraite au Mont-Saint-Michel.
    Il m’a semblé pertinent de commencer par une mise en abîme eschatologique,
    vu le peu de cas qu’il est fait de ces questions aujourd’hui…

    Cependant, le personnage qui volerait presque la vedette à la sainte, est Cauchon.
    Car le nœud de l’intrigue, proprement eschatologique,
    est constitué par le salut de l’âme de cet évêque « à contre-Dieu »
    comme le dit si bien Claudel dans le livret de l’oratorio composé par Honegger, « Jeanne d’Arc au bûcher ».

    Afin de vous faire votre propre opinion sur mon livre, vous pouvez en lire les premières pages, intégralement disponibles sur les sites de téléchargement du format numérique :

    https://www.chapitre.com/BOOK/walera-david/le-martyre-de-jehanne-la-pucelle-de-feu,81114490.aspx

    Bonne lecture !

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